aurore
jusqu'à l'encore

...


tout sera terminé
je me dis
bien avant
que j'aie le temps d'en revenir
non rien,
c'est pas pour vous
j'ai des ré
par group uste mes e de cinq
reçu pas
quelles ét les qu
taien
ça après l ne mais mme la peau me sert à rien
j'alimente j peurs
je s ponses uis co de la grenouille estions
e festin je sais du dytique

vide
pâle
moisi
endolori

non mais

est-ce con va sang sortir?
raconte-moi tes jolies conneries tordues
t'as vu
il est 3h33
et j'ai juste envie d'être aujourd'hui.
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suis pas doué
pour alléger
mais

fig. b

l'arbre
l'œuf
l'envie
la zone
le cri
le sable
les cheveux
l'éponge
les fluides
la gestalt
la limite
le pas de la porte
la mauvaise idée
le lendemain
l'alcool
la vapeur
la voix
la vague
le vague
à l'âme (* fig c, non visible)


" la salive de cette femme
Était blanche
Et
Belle "


JP Donleavy, "Un conte de fées new-yorkais"

je vais me faire plaisir
alors j'imagine que c'est pour moi
après tout le jour se lève
mes yeux sont deux salopes
qui mouillent grave
j'ai des systoles de bonheur (le plus haut)
qui au fil
serrent comme une tristesse (la plus basse)

merde
restez

revenez

qui lit en moi
qui se couche

heureusement il y a les parfums (les plus fous)

tu sais


" Tous les morts sont ivres de pluie vieille et sale
Au cimetière étrange de Lofoten
L'horloge du dégel tictaque, lointaine
Au coeur des cercueils pauvres de Lofoten

Et grâce aux trous creusés par le noir printemps
Les corbeaux sont gras de froide chair humaine
Et grâce au maigre vent à la voix d'enfant
Le sommeil est doux aux morts de Lofoten

Je ne verrai très probablement jamais
Ni la mer, ni les tombes de Lofoten
Et pourtant, c'est en moi comme si j'aimais
Ce lointain coin de terre et toute sa peine

Fous disparus, fous suicidés et vous lointaines
Au cimetière étranger de Lofoten
Ce nom sonne à mon oreille, étrange et doux
Vraiment, dites-moi, dormez-vous ?, dormez-vous ?

Tu pourrais me conter des choses plus drôles
Beau claret dont ma coupe d'argent est pleine
Des histoires plus charmantes ou moins folles
Laisse-moi tranquille avec ton Lofoten


Il fait bon. Dans le foyer, doucement traîne
La voix du plus mélancolique des mois
Ah ! Les morts, y compris ceux de Lofoten,
Les morts, les morts sont au fond moins morts que moi
Les morts, les morts sont au fond moins morts que moi
.
.
.
je rigole hein! "


Norge
et Juliette Noureddine.



commencent noirs le
ils me cou là
et suivent à me papillons manger